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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 22:44

La question que soulève Her de Spike Jonze a de quoi faire réfléchir, elle aurait peut-être une place toute trouvée dans un bac de philo. J’en suis persuadé. Je l’aurais aimé cette question. Mais elle n’avait pas sa place il y a 15 ans longtemps. Peut-on être amoureux d’une réalité virtuelle ? Mieux : d’un système d’exploitation. Parce que c’est tout ce qu’est Samantha : rien d’autre que l’avenir de Windows, iOS et j’en passe, un Siri ou un Google Voice intelligent. Réfléchi.

{Critique} Her, de Spike Jonze

Ce qui amène à une autre question : une intelligence artificielle peut-elle avoir une intelligence propre, des sentiments, des émotions, un caractère, des envies, des pulsions, de l’imagination, de l’humour ? Et enfin, le monde dans lequel nous avançons au gré des technologies nous amène-t-il à la vision de Spike Jonze ?

{Critique} Her, de Spike Jonze

Je l’aime bien cette vision. Cette anticipation. Elle m’attire comme elle me glace. L’ultra connecté, la simplification enfermée dans les instruments les plus compliqués jamais créés, l’épuration. J’aime bien aussi cette tendance à vouloir faire du futur une copie du passé, style années 70 épuré façon Ikéa de demain. Joachim Phoenix a l’air stupide et benêt dans ce pantalon taille ultra haute, chemise rentrée et lunettes loin du minimalisme. Pourtant qu’il est bon. L’entendre dire qu’il ne s’aime pas en tant qu’acteur, en tant qu’individu, et qu’il pense parfois arrêter sa carrière me pétrifie. C’est un morceau de talent dans un film à part.

{Critique} Her, de Spike Jonze

Un peu dans le style de Seul au monde parfois, de Lost in Translation aussi. Des plans successifs et rapides d’un passé qui s’échappent en images à peine saisies, et puis de longs moments de quiétude, un peu à l’image de ce que Jonze nous avait livré dans max et les Maximonstres. Un peu. Avec moins de folie, moins de poésie, moins de colère aussi. Mais l’imagination est là. Le talent aussi. Partout. Dans le vu et l’entendu.

Aaaah, la voix de Scarlett Johanson (en VO of course).

{Critique} Her, de Spike Jonze

Et le film ?

Bien.

Un conte philosophique finalement. Une histoire d’amour étrange, malsaine diront certains, forte diront les autres.

Trouvez votre place.

Moi j’ai choisi la folie complètement douce de ce film, le jeu vidéo, l’inventivité. Les dialogues et le silence. Les mots sont forts et ne nécessitent pas d’être joués.

Sacrée prouesse de solitude.

17/20

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Published by Laÿn
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