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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 17:17

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Série produite par Eli Roth (Réalisateur de Hostel, acteur dans Inglorious Basterds entre autres), Hemlock Grove est l’adaptation du roman du même nom de Brian MacGreevy. Assez éloignée dans son traitement des séries du même genre (Teenwolf par exemple), celle-ci se veut plus adulte, plus sombre, plus gore, et rend hommage à beaucoup d’autres séries comme Twin Peaks ou encore True Blood.

 

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Une fille sauvagement assassinée dans un patelin perdu de Pennsylvanie, une famille riche qui possède les trois quarts des terrains, deux gitans de passage et une sombre histoire de loup garou, Hemlock Grove chatouille l’œil par un esthétisme à part, porté par de superbes plans qui aiment s’alanguirent sur une scène, un lieu, un personnage. Hemlock Grove traine son spectateur à son rythme, sans brutalité mais en nourrissant une tension toujours palpable, basée sur un regard, un geste, un non dit.

 

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Le générique donne le ton à l’ensemble de l’œuvre, dessins à la Rorschach qui se déforment et laissent à quiconque l’envie de s’en faire une idée, mais on ne m’ôtera pas  l’idée que c’est bien un utérus que l’on devine dès le début… Oui, le générique donne le ton. Premier épisode et première rencontre avec le fils Godfrey, Roman, dans sa rutilante voiture, faisant l’amour sur un parking un peu à l’écart. Oui, les premières minutes aussi donnent le ton. Et puis la couleur du sang, le goût du sang. Le premier meurtre, sauvage, suggéré, convaincant…

 

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Hemlock Grove redonne un peu de vie au mythe du loup garou, dans une idée tout droit venue des contes des pays de l’est. Une transformation montrée par le détail, qui ne nous cache rien, mais qui s’éloigne des films de genre (Le Loup Garou de Londres et autres variantes) pour s’approcher du véritable loup…un peu frustrant pour qui aime les gros monstres. Mais finalement la série ne repose pas sur cet aspect des choses, les humains sont plus importants que les loups, certains sont d’autres créatures étranges, difficiles à cerner, sur lesquelles plane toujours un mystère.

 

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Et quoi d’autre que des acteurs de haute volée pour compléter le tableau ? Famke Janssen (Jean Grey dans X-Men) en mère castratrice, en maîtresse manipulatrice, redoutable de justesse. Landon Liboiron en gitan convaincant, Kandyse McClure (Dualla dans Galactica) ou encore Aaron Douglas (Chef Tyrol dans Galactica), Bill Skarsgård (frère d’Alexander alias Eric le vampire de True Blood, et frère de Gustaf alias Floki dans Vikings, une sacrée famille !) et j’en passe… Du beau monde pour satisfaire nos attentes de téléspectateurs en manque de chair fraîche.

 

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Hemlock Grove mérite sa place dans les séries à voir, avec 13 épisodes bâtis sur un rythme lent (vous êtes prévenus) et rythmés par une excellente bande son, il serait de bon ton d’y jeter un œil pour se laisser aller jusqu’au final, qui ne dévoilera pas tout de ses mystères, mais qui donnera assez de nourriture pour attendre une seconde saison.

 

Version Anglaise

Series produced by Eli Roth (director of Hostel, actor in Inglorious Basterds, amongst others), Hemlock Grove is the adaptation of Brian MacGreevy’s novel with the same title. A far cry from other series of the same genre (Teenwolf, for example) in the way it treats its material, it wants to be more grown up, darker, gorier, and pays tribute to many other series such as Twin Peaks or even True Blood.

 

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A savagely murdered girl in the back of beyond in Pennsylvania, a rich family that owns three quarters of the land, two passing gypsies and a shadowy werewolf tale, Hemlock Grove pleases the eye with its unique aesthetics, carried by superb camerawork that loves to linger on a scene, a place, a character. Hemlock Grove drags its spectators along at its own pace, without brutality, but feeding an always palpable tension, built on a look, a gesture, a loaded silence.

 

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The opening credits set the tone for the whole programme, Rorschach ink blots constantly distorting, allowing anyone who wishes to to come up with an interpretation , but no one can convince me that it is anything but a uterus right at the start… Yes, the credits provide the tone. The first episode and first encounter with Roman Godfrey opens with him in his gleaming car, making love in an isolated car park. Yes, the first few minutes also set the tone. And then the colour of blood, the taste of blood. The first murder, savage, implied, persuasive…

 

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Hemlock Grove breathes some life into the werewolf myth, directly inspired by tales from Eastern Europe. A detailed transformation, which hides nothing from us, but which moves away from films of this genre (An American Werewolf in London and other variations) to get closer to the real wolf… slightly frustrating for those that like their big monsters. But in the end the series doesn’t rely on this aspect of things, the humans are more important than the wolves; some are other strange creatures, difficult to determine, on which a mystery always hangs.

 

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And what more than high-flying actors to complete the picture? Famke Janssen (Jean Grey in X-Men) as the castrating mother, as master manipulator, filled with righteousness. Landon Liboiron is convincing as a gipsy, Kandyse McClure (Dualla in Battlestar Galactica) or even Aaron Douglas (Chief Tyrol in Battlestar Galactica), Bill Skarsgård (brother of Alexander, or Eric the vampire in True Blood, and brother of Gustaf, or Floki in Vikings, what a family!) and I could go on…A good cast to satisfy our expectations as spectators lacking fresh meat.

 

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Hemlock Grove deserves its place amongst the series to watch, with 13 episodes constructed along a slow pace (you have been warned) and punctuated by an excellent soundtrack, it would be a good idea to take a look and get to the final episode, which won’t reveal the answers to all the mysteries, but which will give you enough sustenance during the wait for the second season.

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